Principe (nom masculin, subst. masculin)


Signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Commencement, origine, source, cause première. "Dieu est le principe, le premier de toutes choses. Dieu est le de tout bien, le souverain principe. Le de nos idées, de nos connaissances. Des philosophes ont fait de l'intérêt personnel le de toutes nos actions. Remontons au des choses. Voyons, examinons la chose dans son . Le du mal est dans la faiblesse des chefs. Les manichéens admettaient deux s contraires, un du bien et un du mal."
"Dès le ," Dès le commencement. "Dès le , j'ai vu à quoi cette affaire aboutirait".
PRINCIPE se dit encore des Premiers préceptes, des premières règles d'un art. "Les principes de l'art dramatique. Il faut savoir au moins les s des beaux-arts. Il veut parler d'un art dont il n'a pas seulement les s, les premiers s. C'est un en peinture que..."
En termes de Philosophie, il se dit des Premières et des plus évidentes vérités qui peuvent être connues par la raison. "Le premier de la philosophie de Descartes c'est" Je pense; "d'où l'on tire cette conséquence," Donc je suis". Raisonner sur un , d'après un . D'un vrai on tire quelquefois de fausses conséquences. Je pose pour , en que... Un fécond. Établir un . Partir d'un . Poser un . Faire une pétition de ."
En termes de Sciences, il se dit des Notions fondamentales qui sont à la base de ces sciences. "Les s de la géométrie. Les s de la théorie des ondes en optique."
Il se dit aussi, en termes de Sciences, des Lois que certaines observations ont d'abord rendues vraisemblables et auxquelles on a donné ensuite la plus grande généralité. "Le de l'inertie en mécanique. Le de la conservation de l'énergie en physique. Le de Carnot en thermodynamique."
En termes de Chimie, il désigne les Éléments constitutifs des corps.
"Principes immédiats" se dit de Certains corps retirés de substances végétales ou animales complexes, sans que leur constitution soit altérée. "Les sucres, les fécules, la morphine, la quinine sont des s immédiats".
PRINCIPE signifie encore, dans le langage courant, Maxime, motif, règle de conduite. "Principe de religion, de morale, de politique. Principe de conscience, d'honneur, de justice, de probité. Agir par un de vanité, par un faux de dévotion. La plupart des hommes se font des s au gré de leur intérêt. César avait pour de ne rien remettre au lendemain. Cet homme a de bons s."
Il s'emploie absolument, au pluriel, et il signifie Bons s de morale, de religion. "Cet homme a des s. Il n'a point de s. Il n'a aucun . Un homme sans s".



Dictionnaire d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Origine, cause première.
DESC.: « J'ai tâché de trouver en général les s ou premières causes de tout ce qui est ou qui peut être dans le monde, sans rien considérer pour cet effet que Dieu seul qui l'a créé, ni les tirer d'ailleurs que de certaines semences de vérités qui sont naturellement en nos âmes »
PASC.: « Ces titres si ordinaires : des Principes des choses, des Principes de la philosophie, et titres semblables aussi fastueux en effet, quoique non en apparence, que cet autre qui crève les yeux : De omnire scibili »
BOSSUET: « Tant que nous regarderons l'homme par les yeux du corps, sans y démêler par l'intelligence ce secret de toutes nos actions qui, étant capable de s'unir à Dieu, doit nécessairement y retourner »
BOSSUET: « Comme il est nécessaire que chaque chose soit réunie à son »
VOLT.: « Non-seulement le de ma pensée m'est inconnu, mais le de mes mouvements m'est également caché »
CONDIL.: « Je dirai que nos sens sont le de nos connaissances, parce que c'est aux sens qu'elles commencent, et je dirai une chose qui s'entend »
    Dès le , dès le commencement.
    Dans le , dans le commencement.

 2   En un sens plus restreint, ce qui produit, opère comme un .
PASC.: « Nous avons un autre d'erreur, les maladies ; elles nous gâtent le jugement et le sens »
PASC.: « Examinons donc, je vous prie, de quel part ce mouvement [une certaine déclaration des jésuites] »
BOSSUET: « Il jetait dans les esprits le de cette licence »
BOSSUET: « Comme la matière que je traite me fournit un exemple manifeste et unique dans tous les siècles de ces extrémités furieuses [les révolutions], il est de la nécessité de mon sujet de remonter jusqu'au »
RAC.: « Je vois de tes froideurs le odieux »
VOLT.: « Vous êtes, madame, le premier de tant de faveurs »

 3   Les deux s, les deux causes suprêmes du bien et du mal, suivant la religion des Perses et suivant les manichéens.
BOSSUET: « La secte impie des marcionites et des manichéens qui enseignaient deux s, et attribuaient au mauvais la création de l'univers »
CONDIL.: « Les mages admettaient deux s : l'un du bien et de la lumière, Oromaze ; l'autre du mal et des ténèbres, Arimane »

 4   Terme de physique. Ce qui constitue, compose les choses matérielles.
     Dict. de l'Acad.: Selon quelques philosophes, les atomes sont les s de tous les corps
    Terme de chimie. Synonyme d'élément.
    Principes actifs, certains corps qui agissent sur les autres, et s passifs, corps qui sont le sujet de cette action (cette locution ne se dit plus guère).
    En chimie organique, s immédiats, ceux qui sont tout formés dans les êtres vivants, et qu'on en sépare au moyen des réactifs ou des dissolvants.
    Principes nutritifs, ou, absolument, s, ce qui, dans les substances alimentaires, sert à la nutrition.
GENLIS: « Ce lait [de la jument], quoique moins séreux que celui d'ânesse, n'est cependant pas aussi riche en s, que celui des ruminants »

 5   Il se dit de toutes les causes naturelles, de toutes celles par lesquelles les corps se meuvent, agissent, vivent. Le de la chaleur.
VOLT.: « Il ne s'agit pas de savoir ce que c'est que la gravitation ; je crois qu'il est impossible de connaître jamais aucun premier »
D'ALEMB.: « Cette gaieté annonce en elle [Votre Majesté] un de vie encore très animé »
BONNET: « Le de la vie est précisément le de la mort ; et ce qui nous fait vivre est réellement ce qui nous fait mourir »
STAËL: « Allant demander au soleil quelques s de vie pour lutter contre mes maux »
    Le livre des Principes de Newton, ouvrage contenant la théorie du système du monde.
    Principe vital, la cause, quelle qu'elle soit, des phénomènes que manifestent les êtres organisés.
    Principe se dit aussi de ce qui fait la vie d'un État.
MONTESQ.: « Le gouvernement est frappé dans son »
MONTESQ.: « Lorsque les s du gouvernement sont une fois corrompus, les meilleures lois deviennent mauvaises, et se tournent contre l'État ; lorsque les s en sont sains, les mauvaises ont l'effet des bonnes ; la force du entraîne tout »

 6   Les premiers préceptes d'un art, d'une science. Les s de la géométrie, de la physique, de la chimie.
DIDER.: « Benedetto Lutti donna les premiers s de l'art à Jean et Charles Vanloo »
    S'emploie, au pluriel, dans le titre de plusieurs ouvrages didactiques élémentaires : Principes de calcul, de chimie, etc.
    Principes de dessin, s d'architecture, recueils d'exemples à l'usage de l'enseignement primaire. On dit semblablement : Principes d'écriture, de musique, etc.

 7   Terme de philosophie. Opinion, proposition que l'esprit admet comme point de départ.
PASC.: « Elles [les sciences] sont infinies dans la multitude et la délicatesse de leurs s ; car qui ne voit que ceux qu'on propose pour les derniers ne se soutiennent pas d'eux-mêmes et qu'ils sont appuyés sur d'autres qui, en ayant d'autres pour appui, ne souffrent jamais de dernier ? »
PASC.: « L'omission d'un mène à l'erreur »
PASC.: « Ceux qui sont accoutumés à raisonner par s ne comprennent rien aux choses de sentiment, y cherchant des s, et ne pouvant voir d'une vue »
PASC.: « Un jeté dans un bon esprit produit »
FONTEN.: « Les s généraux sont bientôt saisis, quand ils peuvent l'être »
D'ALEMB.: « Plus on diminue le nombre des s d'une science, plus on leur donne d'étendue, puisque, l'objet d'une science étant nécessairement déterminé, les s appliqués à cet objet seront d'autant plus féconds qu'ils seront en plus petit nombre »
D'ALEMB.: « Les vérités que, dans chaque science, on appelle s et qu'on regarde comme la base des vérités de détail, ne sont peut-être elles-mêmes que des conséquences fort éloignées d'autres s plus généraux que leur sublimité dérobe à nos regards »
CONDILL.: « Cette maxime singulière, qu'il ne faut pas mettre les s en question, maxime d'un abus d'autant plus grand qu'il n'y a point d'erreur où elle ne puisse entraîner »
CONDILL.: « Principe et maxime sont deux mots synonymes : ils signifient tous deux une vérité qui est le précis de plusieurs autres ; mais celui-là s'applique plus particulièrement aux connaissances théoriques, et celui-ci aux connaissances pratiques »
    Principe d'Archimède, d'hydrostatique d'après lequel tout corps plongé dans un liquide perd de son poids une partie égale au poids du volume de liquide qu'il déplace.
    Premiers s, vérités ou propositions primitives.

 8   Maxime, règle de conduite, précepte de morale. De bons, de mauvais s. Un faux d'honneur.
PASC.: « Qu'est-ce que nos s naturels, sinon nos s accoutumés ? »
SÉV.: « Je ne suis ni à Dieu ni au diable.... on n'est point au diable, parce qu'on craint Dieu et qu'au fond on a un de religion ; on n'est point à Dieu.... »
FLÉCH.: « Elle [la mère de Montausier] employa ses premiers soins à lui apprendre les s d'une fausse religion [le protestantisme] »
FÉN.: « Ceux qui ont des s pour le gouvernement »
FÉN.: « Il faut avoir des s certains de justice »
GENLIS: « Vous n'avez que des vertus naturelles ; elle a des s solides et invariables »
    Se dit, dans la logique de Kant, d'un jugement à priori immédiatement certain.

 9   Absolument, au pluriel, il se dit de bons s de morale, de religion.
LA BRUY.: « La plupart des femmes n'ont guère de s ; elles se conduisent par le coeur, et dépendent, pour leurs moeurs, de ceux qu'elles aiment »
GENLIS.: « J'entends par des s des idées justes sur ce qui est mal »
GENLIS.: « C'est un homme sans s, et on m'en a conté des traits abominables »

HISTORIQUE
    XIVème siècle
ORESME: « De chascun des premiers s, puisqu'il est le premier et commencement, il ne fault plus en oultre enquerir »
ORESME: « Il convient que les premisses de aucun sillogisme soient s, et que elles ne soient pas monstrées ou prouvées par autre sillogisme »
     Nat. à l'alch. 103: Comment oses-tu m'oultrageant, Sans congnoistre mon vif argent, Qu'est mon vivifique, Tenter l'euvre philosophique ?
    XVIème siècle
MONT.: « Les s de geometrie »
MONT.: « Les s d'Aristote ne luy soient s, non plus que ceulx des stoiciens ou epicuriens »
BRANT.: « Or estant M. de Chastillon colonnel, pour son [son début] il fut devant Boulogne »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. principium, du même radical que princeps (voy. PRINCE).


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Commencement, origine, source, première cause. "Dieu est le , le premier de toutes choses. Dieu est le de tout bien, le souverain . Dieu est le par lequel tout est produit, par lequel tout se meut. Le de nos idées, de nos connaissances. Le de nos déterminations. Des philosophes ont fait de l'intérêt personnel le de toutes nos actions. Remontons au des choses. Voyons, examinons la chose dans son . Attaquons cette erreur dans son . Le du mal est dans la faiblesse des chefs. Les manichéens admettaient deux s contraires, un du bien et un du mal."
"Dès le ," Dès le commencement. "Dès le , j'ai vu à quoi cette affaire aboutirait."



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit, en Physique, de Ce qui constitue, de ce qui compose les choses matérielles. "Selon quelques philosophes, les atomes sont les s de tous les corps."
Il se dit, en Chimie, Des corps simples ou indécomposés. On nomme "Principes actifs," Certains corps qui agissent sur les autres; et "Principes passifs," Les corps qui sont le sujet de cette action.
"Principes immédiats," Substances composées au moins de trois éléments: on les retire des animaux et des végétaux, sans altération, par des procédés simples, et en quelque sorte immédiatement. "Les s immédiats des animaux. Les s immédiats des végétaux. La réunion de deux ou de plusieurs s immédiats constitue les parties solides et liquides des animaux, les feuilles, les racines, les fleurs."



3ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit aussi de Toutes les causes naturelles, et particulièrement de celles par lesquelles les corps agissent et se meuvent. "Le de la chaleur. Le du mouvement. On dit que les animaux ont le du mouvement en eux-mêmes, et que les corps inanimés ne se meuvent que par un qui leur est étranger."



4ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



se dit encore Des premiers préceptes, des premières règles d'un art, d'une science. "Les s de la géométrie, de la chimie, de la peinture, de l'architecture, etc. Les s de l'art dramatique. Il faut savoir au moins les s des beaux-arts. Il veut parler d'un art dont il n'a pas seulement les s, les premiers s. C'est un en peinture que"...



5ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



en Philosophie, se dit Des premières et des plus évidentes vérités qui peuvent être connues par la raison. "Le premier de la philosophie de Descartes, c'est" Je pense; "d'où l'on tire cette conséquence," Donc je suis. "Raisonner sur un , d'après un . D'un vrai, on tire quelquefois de fausses conséquences. Je pose pour , je tiens pour , en que... Un fécond. Établir un . Partir d'un . Poser un . Faire une pétition de ."



6ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française



signifie aussi, Maxime, motif, règle de conduite, etc. "Principe de religion, de morale, de politique. Principe de conscience, d'honneur, de justice, de probité, etc. Agir par d'honneur, par un de vanité, par un faux de dévotion. La plupart des hommes se font des s au gré de leur intérêt. César avait pour de ne rien remettre au lendemain. Il ne se conduit que par de faux s. Cet homme a de bons s."
Il s'emploie absolument, au pluriel; et alors il signifie, De bons s de morale, de religion. "Cet homme a des s. Il n'a point de s. Il n'a aucun . Un homme sans s."



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Première cause. En ce sens, il ne convient qu'à Dieu seul. "Dieu est le , le premier de toutes choses. Dieu est le de tout bien, le souverain principe. C'est le par lequel tout est produit, par lequel tout se meut".
En Physique, par le mot de "Principe, " on entend Ce que l'on conçoit comme le premier dans la composition des choses matérielles, ce dont les choses sont composées. "Selon quelques Philosophes, les atomes sont les s de tout".
On appelle en Chimie, "Principes," Les corps simples qui entrent dans la composition de tous les mixtes. On nomme "Principes actifs," Certains corps qui agissent sur les autres, comme le sel, le soufre, le mercure; et "Principes passifs," Les corps qui sont le sujet de cette action, comme le flegme et la terre.



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Principe, se dit aussi De toutes les causes naturelles par lesquelles les corps agissent et se meuvent. "Principe de mouvement. On dit que les animaux ont le du mouvement en eux mêmes, et que les corps inanimés ne se meuvent que par un qui leur est étranger".
Dans les Arts, on appelle "Principes," Les premiers préceptes, les premières règles d'un Art, d'une Science. "Il faut savoir au moins les s des beaux Arts. Il veut parler d'un Art dont il n'a pas seulement les s, les premiers s. Remonter auxprincipes".
On appelle "Principes de connoissance," Les premières et les plus évidentes vérités qui peuvent être connues par la raison. "Le premier de connoissance dans la Philosophie de Descartes, c'est," Je pense, "d'où l'on tire cette conclusion," Donc je suis. "Tenez pour principe, que".....



3ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Principe, se dit aussi pour Maxime, motif, etc. "Principe de conscience. Principe d'honneur. C'est un homme qui ne fait rien que par d'honneur. La plupart des hommes se font des s" "à leur fantaisic. Il ne se conduit que par de faux s. Cet homme a de bons principes. Il est sans s. Il n'a aucun . Un homme sans s est un homme sans conséquence". Voyez Conséquence.
On dit en ce sens, "Avoir pour . César avoit pour de ne rien remettre au lendemain".
On dit absolument, "Avoir des s, " pour dire, Avoir des s de Morale, de Religion, de raisonnement, qu'on suit. "Cet homme a des principes; il n'a point de s".



Définition du dictionnaire de Jean-François Féraud (édition de 1788)

Subst. masculin 

["Prein-cipe": 1re lon. 3e "e" muet.] 1°. Première caûse. En ce sens, il ne se dit que de Dieu. 'Dieu est le "principe" ou "le premier de" toutes chôses: "le de" tout bien, "le souverain ".
- 2°. En "Physique", caûse naturelle de l'action, du moûvement. 'Les animaux ont en eux mêmes "le du" moûvement: les corps inanimés ne peuvent se mouvoir que par "un ", qui leur est étranger.
- 3°. Dans "les Arts", les premiers préceptes, les premières règles. '"Les s des" beaux Arts. 'Il parle d'un Art, dont il n'a pas même "les" premiers "principes".
- 4°. Maxime, motif. '"Principes de" conscience, d'honeur. 'Il a "de bons s", ou absolument, il "a des s": il "n' a point de s": on entend de morale, de religion, "ou" de raisonement. 'Agir "ou" parler "sans s". Voy. MAXIME.




Emplacement dans le dictionnaire :

princier
princièrement
principal
principalat
principalement
principalité
principat
principauté
principautés

princiser
printanier
printemps
priori
priori
prioriste
prioritaire
priorité
pris
prisé
prise




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...avait au moyen âge, elle était étroitement liée à l'organisation de la commune. Cette solidarité fut sans inconvénients, tant que les métiers eux-mêmes eurent un caractère communal. Tant que, en principe, artisans et marchands eurent plus ou moins exclusivement pour clients les seuls habitants de la ville ou des environs immédiats, c'est-à-dire tant que le marché fut principalement local, le corps...


Citation n°2 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...de la vie morale d'après la méthode des sciences positives. Mais on a fait de ce mot un emploi qui en dénature le sens et qui n'est pas le nôtre. Les moralistes qui déduisent leur doctrine, non d'un principe a priori, mais de quelques propositions empruntées à une ou plusieurs sciences positives comme la biologie, la psychologie, la sociologie, qualifient leur morale de scientifique. Telle n'est pas la...


Citation n°3 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...nature de la cité romaine. Notre cosmopolitisme ne pouvait pas plus y apparaître qu'une plante ne peut germer sur un sol incapable de la nourrir, et, d'ailleurs, il ne pouvait être pour elle qu'un principe de mort. Inversement, s'il a fait, depuis, son apparition, ce n'est pas à la suite de découvertes philosophiques ; ce n'est pas que nos esprits se soient ouverts à des vérités qu'ils méconnaissaient...


Citation n°4 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...par les hommes n'est alors considérée que comme une collection d'habitudes, de préjugés qui n'ont de valeur que s'ils sont conformes à la doctrine ; et comme cette doctrine est dérivée d'un principe qui n'est pas induit de l'observation des faits moraux, mais emprunté à des sciences étrangères, il est inévitable qu'elle contredise sur plus d'un point l'ordre moral existant. Mais nous sommes...


Citation n°5 de Émile DURKHEIM (De la division du travail social)

...nous ordonne de nous spécialiser est, partout, comme niée par la maxime contraire, qui nous commande de réaliser tous un même idéal et qui est loin d'avoir perdu toute son autorité. Sans doute, en principe, ce conflit n'a rien qui doive surprendre. La vie morale, comme celle du corps et de l'esprit, répond à des nécessités différentes et même contradictoires ; il est donc naturel qu'elle soit faite,...


Autres Recherches
Synonymes
Conjugaisons
Synonymes : cliquez ici


Accès direct à ptidico.com: cliquez ici...